Grains de café torréfiés

Revient souvent une même question chez celles et ceux qui rêvent de devenir torréfacteur. Une question qui est simple : « Est-ce que j’ai le droit de me lancer si je n’ai pas de diplôme ? »

La réponse est rassurante : oui, il est tout à fait possible de devenir torréfacteur sans diplôme. Néanmoins, comme dans nombre de métiers artisanaux, cette liberté s’accompagne d’exigence.

I- Torréfacteur : un métier non réglementé, mais exigeant

En France, le métier de torréfacteur n’est pas soumis à l’obligation d’un diplôme spécifique. Aucun CAP, BTS ou autre diplôme certifiant n’est juridiquement requis pour torréfier du café et le vendre.

Cela signifie une chose importante : l’accès au métier est ouvert. Mais cela ne veut pas dire pour autant que le métier s’improvise.

Il exige de se former au métier technique et au métier de chef d’entreprise si l’on souhaite créer son atelier de torréfaction.

II- L’exercice du métier de torréfacteur nécessite des compétences.

Un bon torréfacteur n’est pas jugé sur un diplôme, mais sur sa capacité à :

  • comprendre la pluralité des cafés verts, leurs origines, les méthodes de traitement post-récolte,
  • maîtriser une machine de torréfaction,
  • lire et ajuster des courbes de cuisson en fonction du café vert qu’il a entre les mains,
  • analyser les arômes et saveurs à la dégustation,
  • répéter une qualité constante dans le temps.

III- Apprendre seul le métier : possible, mais risqué

Sans bases solides ni méthode de travail structurée, les erreurs ont tendance à se répéter. Le café est une matière vivante, sensible aux variations climatiques comme la température et l’humidité. Sans accompagnement, il est difficile de comprendre pourquoi un café réagit de telle ou telle façon et d’ajuster correctement la torréfaction. Une mauvaise décision peut entraîner la perte du produit (de la matière première) et donc une perte financière.

Découvrez nos entretiens avec des torréfacteurs sur notre blog.

IV- La qualité d’artisan : une reconnaissance officielle de l’expérience

Même si aucun diplôme n’est obligatoire pour devenir torréfacteur, il existe une reconnaissance officielle du savoir-faire artisanal délivrée par les Chambres de Métiers et de l’Artisanat : la qualité d’artisan, portée par la mention « Artisan – affichez votre qualité ! ».

Ce titre valorise la qualification et l’expérience des chefs d’entreprise artisanale. Il permet d’affirmer sa compétence auprès de sa clientèle et constitue un véritable atout commercial, notamment dans des métiers de confiance et de goût comme la torréfaction.

La qualité d’artisan atteste  :

  • soit du niveau de formation du chef d’entreprise,
  • soit de son expérience professionnelle dans le métier exercé.

Pour l’obtenir, il faut :

  • être immatriculé au Registre national des entreprises (RNE),
  • et être soit titulaire d’un diplôme de niveau 3 (CAP ou équivalent) dans le métier, soit justifier de trois années d’expérience professionnelle dans l’activité.

Dans la torréfaction, cette reconnaissance montre qu’il est possible de construire sa légitimité dans le temps, sans diplôme, grâce à la pratique, à la formation et à l’expérience.

V- Meilleur Ouvrier de France en torréfaction

La torréfaction est un des métiers éligibles au concours de Meilleur Ouvrier de France.

Un titre qui met en avant l’excellence, la technicité et la connaissance du produit.

Plus qu’une distinction, ce titre symbolise la transmission d’une culture artisanale et l’engagement constant vers la qualité et le respect du produit.

En France, on compte parmi les MOF en torréfaction : Paul Arnephy, Mikaël Portannier et Laurent Baysse.

Chez Mirabilis, nous avons à cœur de proposer des formations en torréfaction qualifiantes dispensées par des professionnels avisés et reconnus dans le métier, ayant reçu la distinction de Meilleur Ouvrier de France en torréfaction.

VI- Quand suivre une formation en torréfaction ?

Cela dépend.

Si vous souhaitez découvrir le métier et savoir s’il peut vous plaire, il est conseillé de suivre la formation torréfaction en amont de votre projet.

Si vous souhaitez apprendre à torréfier, il est recommandé de la réaliser quelques mois avant le lancement du projet pour éviter d’oublier ce que vous aurez appris et pratiquer rapidement.

Le conseil de Mirabilis :

Vous êtes au début de votre projet :

1- Suivre notre formation conduire un projet de création d’entreprise pour avoir connaissance de tous les aspects du métier de torréfacteur tant techniques qu’économiques.

Vous êtes à quelques mois du lancement de votre projet :

2- Suivre la formation en torréfaction pour apprendre toutes les techniques.

3- Suivre la formation initiation barista si vous souhaitez apprendre à extraire un espresso et conseiller, à terme, vos clients.

VII- Se former à la torréfaction pour être légitime et durable

Se former, ce n’est donc pas remplacer un diplôme. C’est donner de la solidité à son projet et in fine de la pérennité à son activité.

Vous l’aurez compris, se lancer dans le métier de torréfacteur et créer une entreprise café exige un accompagnement spécifique.